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Betina Edelberg

 

 

Creditos


Un mail de ses proches nous a appris subitement -après de nombreux échanges quotidiens pleins d'émotions sur l'oeuvre de Roee Suffrin- le décès brutal de cet ange de la beauté poétique, fin janvier 2010. Nous sommes restés dans la stupeur. Tant l'écart était immense entre ces deux phases et incompréhensible pour nous. Et choc très profond. Et quel doit-il être celui de ses proches et amis qui reçoivent notre affection depuis Jérusalem.
Betina Edelber, za"l, que son souvenir soit pour tous bénédiction. Surtout pour ses proches et pour tous ceux qui lui vouaient admiration.

En même temps, quel privilège d'avoir partagé ces moments ensemble, et de savoir qu'elle a atteint maintenant le sommet dont elle nous donnait des lueurs si douces. Son mari Gérardo Lehmann, lui même écrivain, nous a transmis que la rencontre des oeuvres de Roee Suffrin fut pour elle une des trois grandes joies immenses qui ont marqué sa dernière année, une autre étant la mise en musique de ses poèmes qui fut une émotion considérable pour elle.
Elle nous avait communiquée son émotion devant ses toiles de Roee Suffrin comme un rebondissement de celle qu'elle éprouvait devant celles de Xul Solar et ajoutait : "te envío algo sobre Xul Solar, pintor argentino (muy amigo de Borges) que te va a interesar y pienso que también a Roee Suffrin, cuando veía sus cuadros pensaba en Xul."
Plus encore, après son décès, nous avons reçu une lettre de Barbara, la fille de Betina Edelberg à qui sa mère lui demanda avant son départ de nous envoyer pour l'insérer ici ce texte qu'elle a écrit: elle a voulu transmettre à tous quelle rencontre inoubliable ce fut entre elle et Xul Solar et voulait le mettre ici en liaison avec Roee Suffrin et son oeuvre.
(lien ici pour connaître cet artiste:
http://en.wikipedia.org/wiki/Xul_Solar et
http://www.xulsolar.org.ar/xulmusreal-i.html)

Xul Solar*

Subí y viajé por escaleras lineales apoyadas en ¿qué muros? Abajo hombrecitos enigmáticos, palmeras suplicantes, el dragón. Cuando subía a veces llegaba a inesperadas caras o signos y ráfagas de colores y banderines, tal vez mensajes indescifrables, el árbol de la vida y su ignota cábala y dioses planetas de una extraña astrología y otra vez las escaleras a veces más altas y babel de inalcanzables revelaciones. Chimeneas humeantes de casas que esperan, algún puente, una luna excesiva, resplandores que ciegan y siempre los peldaños, tantos caminos y sin embargo solamente yo de una a otra escalera, tantos dioses prometidos y solamente yo de uno a otro recogiendo alguna palabra abandonada, el ojo en el triángulo y solamente yo y de pronto caras y las mismas caras otra vez, arriba dobles caras, caras plurentes, picos montañosos, claridad en una avenida ¿hacia dónde? bajar y descubrir que había estado en el reino mago de Xul, el gato negro que descubrimos cuando saltó inmenso ante nosotros y Borges gozoso, tras presentarnos, le revelaba mi frecuentación de la antología griega, algo después de todo modesto para un taumaturgo creador de nuevos mundos, entonces indiferente, otro salto de alegre adiós y de pronto se esfumó, para reanudar puentes, escaleras, extrañas plantas, barcos, torres… Yo me quedé en el cuadro.

* Delirio nacido de un encuentro real.
DELIRIO
Prose poétique bref et extravagant d'onirisme littéraire sans rapport avec le surréalisme.


(en español definido así por Betina Edelberg: "prosa poética breve y extravagante de onirismo literario no vinculada al surrealismo").

Essai de traduction difficile:
"Je montai et voyageai par des escaliers linéaires appuyés sur quoi? sur quels murs? En bas des petits hommes énigmatiques, paumes suppliantes, le dragon. Quand il montait parfois il arrivait à des visages inespérés ou à des signes et des éclats inattendus de couleurs et de banderoles, souvent messages indéchiffrables, l'arbre de la vie et sa cabale ignorée et des dieux planètes d'une étrange astrologie et d'autre fois les acaliers parfois plus ahauts et Babel de révélations inaccessibles. Des cheminées fumantes de maisons qui attendent, quelque pont, une lune excessive, deséblouissement qui aveuglent et toujours les les étapes, tant de chemins et cependant seulement moi d'un escalier ou de l'autre, tant de dieux en promesse et seulement  moi de l'un à l'autre rassemblant quelque parole abandonnée, l'oeil dans le triangle et seulement moi et tout-à-coup des visages et les mêmes visages une autre fois, (à compléter).


C'est avec émotion que nous partageons avec vous cette intimité des grands artistes entre eux. C'est la raison d'être d'Ifrosa.

En hommage vers elle et vers son mari Gérardo, je leur donne ma traduction (temporaire et rapide) de ce beau poème de Ahmade Chamlou, le plus grand poète iranien du siècle dernier; il est dans sa ligne littéraire et de son âme et de ses relations, et dans la multiplicité des niveaux de l'oeuvre de Roee Suffrin qui créaient leur affinité:


La larme est un secret
L'amour est un secret.
Larme de cette nuit de sourire,
la larme de cette nuit là était le sourire de mon amour.

Je ne suis pas une histoire à raconter.
Je ne suis pas une mélodie à chanter
Je ne suis pas un son à entendre
ou n'importe quoi que tu puisses voir ou savoir.
Je suis la douleur partagée.
Crie-moi.

Il y a un dialogue entre l'arbre et la forêt,
entre l'herbe et le champ,
entre l'étoile et les galaxies,
et moi je parle à toi.
Dis mon nom.

Donne-moi ta main,
tes paroles, ton coeur.
J'ai compris tes racines,
avec tes lèvres j'ai raconté des choses à tous,

et tes mains reconnaissent mes mains
dans l'intimité secrète et claire.

J'ai pleuré avec toi
pour le souvenir de ceux qui vivent;
et, dans le cimetière ténébreux,
j'ai chanté avec toi les meilleurs poèmes
car les morts de cette année
étaient les amoureux les plus vivants.

Donne-moi ta main,
tes mains me reconnaissent.
J'ai mis beaucoup de temps à te retrouver.
A toi je parle
à l'instar des nuages qui parlent avec la tempête,
de l'herbe avec le champ,`de la pluie avec la mer,
de l'oiseau avec le printemps, de l'arbre qui dialogue avec la forêt

parce que moi j'ai découvert tes racines,
parce que ma voix reconnaît ta voix.

 

Introduction
Ce texte, écrit en espagnol par  l'immense poétesse argentine Betina Edelberg, est caractéristique de son écriture toute en intensité et sensibilité fine, nuancée, exquise disent les Argentins, et sa recherche constante de l'universel dans le particulier. Mais il y a plus encore: à travers son regard sur l'oeuvre de Roee Suffrin, elle nous fait partager la sensibilité intérieure et l'angoisse existentielle de ces deux artistes dans l'acte d'intériorité de leur création; leur forme d'art semblerait différente mais les deux sont une écriture visuelle. Betina Edelberg nous place ainsi dans le coeur de l'intimité profonde de l'artiste, vulnérable, s'interrogeant et déchiré entre l'apparence de l'oeuvre et son être profond personnel, assoiffé de vérité, de sincérité, de beauté, percevant plus que d'autres les failles, la possibilité constante de l'échec, combattant pacifique de l'espoir et de la confiance aussi envers soi, envers la matière, envers le lecteur ou le spectateur. Nous assistons ici en direct à l'acte de création.
Cette rencontre émouvante et aussi réussie entre deux artistes, nous la souhaitons aussi intime entre chaque spectateur et l'oeuvre du peintre Roee Suffrin. (Y. R. Dufour)
C'est après avoir écrit ces lignes que j'ai découvert l'hommage à Betina Edelberg que l'écrivain et intellectuel judéo-argentin comme on le nomme là-bas Bernardo Ezequiel Koremblit a écrit sur elle dans la Revue "Ficcion" (lien); il démontre que j'avais saisi la particularité qui réunit ces deux artistes mais, surtout, l'immense notoriété de la poétesse Betina Edelberg et de son avis sur le peintre Roee Suffrin. (Y. R. Dufour):


Traduction en français et notice biographique
de Betina Edelberg , ci-dessous,
après le texte original en espagnol.



"Aproximaciones a Roee Suffrin


Al pensar en las obras lejanas de Roee Suffin, que me llegan a través de las traducciones de una máquina, me he preguntado, como lo había hecho sobre cartas, textos, imágenes librados a un largo viaje cibernético ¿perdurarán en el tiempo, sustituirán a la verdadera tangibilidad? ¿No habrá más cartas, viejos manuscritos, viejos libros atesorados, sujetos al envejecimiento del papel? ¿La gente preferirá la comodidad de los mails y de la televisión? ¿Qué ocurrirá con las peregrinaciones por museos y exposiciones privadas expuestas por un tiempo? ¿Y con las Galerías de Arte? ¿Y con los conciertos de música una vez ejecutados y grabados en imágenes sonoras? ¿Se perderán más tarde, víctimas de la vertiginosa evolución de los medios tecnológicos?

Soy muy visual, alguien me dijo que mi poesía también lo era, ahora al preguntarme por la pintura de Suffrin, pienso que el proceso de sus creaciones nace como un poema:

una breve imagen, un título (a veces no lo tienen) una ocurrencia, un tema, un desafío, como los restos que persisten de sueños, ideas, propuestas abandonadas.

Las creaciones son una manera de comunicarse con seres desconocidos que nos aceptan o nos rechazan.

Suffrin nos propone por momentos descifrar algunos cuadros. Me interesaron especialmente las figuras incompletas que permiten al contemplador imaginar la continuación como un juego de adivinanzas o un rompecabezas, hay en sus cuadros un ir y venir de distintas realidades y objetos (el cuadro de la mujer sentada junto a la realidad de muebles familiares).

Me atrajo especialmente la perfección del trazado de un grabado voluptuoso y muy personal de dos mujeres, los diferentes estilos que frecuenta para traducir sus mensajes, me sorprendieron sus inesperadas propuestas para decorar las habitaciones infantiles.

También Suffrin se expresa a través del silencio o soledad que asoman en alguna de sus invenciones y sus imágenes fragmentadas y la aparición, de pronto, de una rama de árbol o de algún elemento bélico.

Mis palabras quizás no traduzcan lo que me propongo expresar sobre este pintor que me entrega una nueva mirada, quizás Roee Suffrin considere una profanación mi texto.

Espero poder encontrarme en Buenos Aires con una exposición de sus obras y su creador.

Betina Edelberg

 

 

Photo de Betina Edelberg par Shiffer (lien ici sur le site de Betina Edelberg)

 

(Voici la traduction en français du texte original rédigé en español.
Le texte a été écrit depuis Buenos Aires où réside l'auteur qui connaît la majorité des oeuvres de Roee Suffrin par ses galeries sur le Net).

"En pensant aux oeuvres lointaines de Roee Suffrin qui me parviennent par la transcription que m'en fait une machine, je me suis demandée: qu'est-il devenu des cartes, textes et images soumis à un long voyage cybernétique? Subsisteront-ils dans le temps? Leur véritable authenticité, matérialité, réalité intangible sera-t'elle remplacée? N'y aura-t'il plus de lettres, de vieux manuscrits, de vieux livres thésaurisés, sujets au vieillissement du papier? Les gens préféreront-ils la commodité des mails et de la télévision? Qu'adviendra-t'il des voyages vers les musées et les expositions privées ouvertes seulement pour une période? Et des Galeries d'Art? Et des concerts de musique exécutés une seule fois et gravés en images sonores? Se perdront-ils ensuite, victimes de la vertigineuse évolution des medias technologiques?


Je suis très visuelle, quelqu'un m'a dit que ma poésie l'est également; maintenant, en me questionnant sur la peinture de Suffrin, je pense que le processus de ses créations naît comme un poème: une image brève, un titre (parfois, il n'y en n'a pas), une allusion, un thème, un défi, comme les restes qui subsistent après le sommeil,  des idées, des propositions que l'on abandonne.

Les créations sont une manière de s'échanger avec des personnes inconnues qui nous acceptent ou nous rejettent.

Suffrin nous propose parfois jusqu'à déchiffrer quelques tableaux. M'ont intéressée particulièrement les figures incomplètes qui permettent -à celui qui contemple- d'imaginer la suite, comme une jeu de devinettes ou des puzzles; il y a dans ses tableaux un aller et retour de réalités distinctes et d'objets (le tableau de la femme assise à côté de al réalité de meubles familiers).

M'ont attirée particulièrement la perfection du tracé de la gravure voluptueuse et très personnelle des deux femmes, les styles différents auxquels il recourt pour traduire ses messages, et m'ont surprise ses propositon inattendues pour décorer les chambres d'enfant.

Suffrin s'exprime aussi à travers le silence et la solitude qui apparaissent dans quelques une de ses créations et ses images fragmentées d'une branche d'arbre ou de quelque élément guerrier.


Mes paroles, peut-être, n'ont pas traduites ce que je me propose d'exprimer vers ce peintre lointain qui m'amène à un nouveau regard. Peut-être Roee Suffrin ressentira-t'il comme une profanation mon texte.

J'ai l'espoir que je pourrai rencontrer le créateur et ses oeuvres dans une exposition à Buenos Aires. "

Betina Edelberg

 

 

 

 

 

 

 

Voici ce que dit d'elle sa biographie tirée du site qui lui est consacré (lien):

Note biographique de Betina Edelberg

Betina Edelberg est née à Buenos Aires et elle est reconnue comme une des plus exquises poétesses et écrivains argentins. Betina Edelberg a dédié sa vie à l'activité littéraire. Ses poèmes reflètent une intensité peu fréquente. Dans ses vers, la poétesse révèle la recherche de l'universel à travers le quotidien. Ce pourrait bien être la clef de son oeuvre.

En alternance avec sa production poétique, Betina Edelberg a été Professeur de Littérature française à l'Université de La Plata; à l'Université de Buenos Aires elle fut secrétaire de l'Institut d'Histoire de la Culture Espagnole Médiévale et Moderne et également des Cahiers de l'Histoire de l'Espagne et plus tard secrétaire de l'Institut de Littérature Française.
En 1960, elle voyagea en Europe, subventionnée par le Fonds National des Arts pour réaliser des études sur la poésie contemporaine. En France et en Italie, elle a rencontré les principaux poètes du 20e siècle. L'anée suivante, elle visita Londres, invitée par le British Council. Elle a réalisé des travaux de recherche et professé des cours sur la poésie.

En plus des nombreuses distinctions qu'elle a reçues pour son oeuvre (Echarpe d'honneur de la Société Argentine des Ecrivains, Prix du Fonds National des Arts, et autres), Betina Edelberg a été également reconnue par ses pairs (elle a intégré la Commission Directive de la S.A.D.E. de 1952 à 57; également la Commission du Centre Argentin du P.E.N. Club International.

Amie de Jorge Luis Borges, Betina Edelberg a partagé avec lui des moments magiques, d'intelleigences conversations et a eu le privilège d'avoir écrit en collaboration avec lui l'essai "Leopoldo Lugones" (1955). Ils ont aussi composé ensemble un ballet original, une parodie parlée des dictatures (basée sur le caudillisme péroniste que Borges abhorrait), oeuvre qu'ils nommèrent "L'image perdue" (1953) et qui est encore restée inédite en fonction de l'actualité du mal qu'elle dénonçait.

Depuis sa jeunesse, Betina Edelberg a formé un couple heureux avec l'ingénieur d'origine française Gerardo Lehmann, qui a protiqué également l'amour de la littérature et l'art de al narration. Ensemble ces deux écrivains son membres d'honneur de la Société mondiale des Amis de Jorge Luis Borges,  pour laquelle ils ont coordonné en août 2002 un hommage réalisé à Buenos Aires en l'honneur de la féconde amitié entre Borges et Bioy Casares...
Actuellement, Betina Edelberg complète et achève diverses oeuvres nouvelles qui paraîtront aux nouvelles éditions El Hacedor.

 

Version originale de ce texte en español:

Nacida en Buenos Aires y reconocida como una de las más exquisitas poetas y escritoras argentinas, Betina Edelberg ha dedicado su vida a la actividad literaria.
Sus poemas reflejan una intensidad poco frecuente. En sus versos la poeta revela la búsqueda de lo universal a través de lo cotidiano. Esa bien podría ser la clave de su obra.

Alternando con su producción poética, Betina Edelberg ha sido profesora de Literatura Francesa en la Universidad de La Plata; en la Universidad de Buenos Aires fue secretaria del Instituto de Historia de la Cultura Española Medieval y Moderna, también de “Los Cuadernos de Historia de España“ y más tarde, secretaria del Instituto de Literatura Francesa.
En 1960 viajó a Europa becada por el Fondo Nacional de las Artes para realizar estudios sobre poesía contemporánea. En Francia e Italia entrevistó a los principales poetas del siglo XX. El año siguiente visita Londres invitada por el British Council.
Ha realizado trabajos de investigación y ha dictado cursos y conferencias sobre poesía.

Además de haber obtenido numerosas distinciones por su obra (Faja de Honor de la Sociedad Argentina de Escritores, Premio Fondo Nacional de las Artes, entre otros), Betina Edelberg también ha sido reconocida por sus pares (integró la Comisión Directiva de la S.A.D.E. de 1952 al 54 y de 1955 al 57, también integró la Comisión del Centro Argentino del P.E.N. Club Internacional).

Amiga de Jorge Luis Borges, Betina Edelberg compartió con él momentos mágicos, inteligentes conversaciones y tuvo el privilegio de haber escrito en colaboración el ensayo 'Leopoldo Lugones' (1955). También compusieron juntos un original ballet, una parodia hablada de las dictaduras (basada en el caudillísmo peronista que Borges aborrecía), obra a la que dieron por título 'La imagen perdida' (1953) y que aún permanece inédita por la actualidad del mal que denuncia.

Desde su juventud, Betina Edelberg ha formado feliz pareja con el ingeniero de origen francés Gerardo Lehmann, quien también práctica el amor por la literatura y el arte de la narración. Ambos escritores son miembros ad honorem de la Sociedad Mundial de Amigos de Jorge Luis Borges, para la cual coordinaron, en agosto de 2002, un homenaje realizado en Buenos Aires en honor de la fecunda amistad entre Borges y Bioy Casares. A la ocasión, se inaguraron dos placas conmemorativas, donadas por los Amigos de Borges a la Ciudad de Buenos Aires, en sendos domicilios históricos de la avenida Quintana, donde la entrañable pareja literaria engendró inolvidables personajes. El homenaje público culminó con un encuentro de personalidades porteñas en el distinguido Club Francés de la capital argentina. En la actualidad Betina Edelberg esta completando varias obras nuevas prometidas para su publicación a la nueva editorial El Hacedor.

Et voici  une autre appréciation sur elle:

"El tan agudo Reverdy dejó dicho que “el valor de una obra reside en razón del agudo contacto del poeta con su destino”. Cuando la profunda iasicular- ¿y por qué no decir también esotérica? – poeta Betina Edelberg escriba - ¡falta tanto todavía! – sus Memorias, podremos saber si su poesía y en este turno la de “Imposturas” es la de un contacto agudo o de qué naturaleza es, aunque ya mismo se presiente la existencia de esa simbiosis. Los veintiseis poemas de “Imposturas” constituyen la creación de quien es poeta integral: poeta de su propia vida y auténtica poeta en el ejercicio de transmitir (escribir) esos estados físico y metafísico, que conviven solo en el poeta de raza. Si Figura solitaria – poema moderno fecundado por entrañable savia eterna – ejemplifica una objetividad exhumadora de una inteligente visión interior, y Banquete es, además de una elocuente expresión de omnipoesía el testimonio de una individualidad en pugna con “esa mezquina versión que ha de llamarse alguna vez historia”, Como una nostalgia revela el espíritu de quien ha comprendido el tema o uno de los temas insenescentes de la vida, comprensión traducida en esa poesía condensadora – palabras precisas, sentido poético insobornable, realidad de lo posible y contingible – de imágenes al servicio de una intelección, de intelecciones sirviendo a figuras que luego serán sus portavoces. Ya se ve que Betina Edelberg no hace concesiones sino a la severidad de la poesía, y el hecho mismo de su panteísmo poético, con su acompañamiento de metafísica, lirismo y expresividad semirevelada, descubre que sus concesiones están dedicadas únicamente a ese fenómeno exigido a los grandes poetas y solo por ellos satisfecho: descubrir el ser y saber que el descubrimiento impone, desde ese instante, al ser poético y a la omnipoesía que se ejerce precisamente con concesiones como las señaladas. Estas observaciones un tanto de estética filosófica están impuestas por Imposturas, libro en el que Betina Edelberg deja el testimonio de una de las voces más singulares – y muy personales- de la poesía"


Photos Copyright Dufour