Par le Professeur Rav Yehoshua Ra'hamim
Dufour modia.org
A partir des ouvrages de nos Sages - Photos et calligraphie de
l'auteur
I said a work is a mutation -
Rochelle Owens - 1988
Nous allons découvrir ici le lien de l'art
et du judaïsme d'une manière concrète et déjà
vécue, celle de l'expérience de la vie dans la souccah
lors de la fête juive des cabanes, Souccote (modia.org/infos/etudes/souccote-vie.html">lien
ici).
1. Dans la souccah (cabane), ma maison n'est pas
séparée du monde d'En-haut par un plafond de béton.
Ce monde terrien où je marche sans ailes devient un avec
l'immensité céleste.
C'est le retour à la vraie structure et à la vraie
dynamique de la Création où D.ieu a "crée
et le Ciel et la terre", comme le dit le premier verset de
la Torah.
C'est pourquoi nous allons dès le Chabbate qui précède
la fête de Souccote, recommencer à lire et à
étudier la premiere paracha (section) de toute la Torah,
celle de Béréchite
(allez sur le lien, ici).
2. Dans la souccah, l'être humain se découvre
participant des deux univers.
Ma "vie" se découvre être un mouvement
continu et constant de la respiration montante et descendante.
Nous commençons alors à comprendre le dernier verset
des psaumes où nous nous associons au monde et à
sa respiration constante de montée et de descente: "kol
ha néchama téhallélya hallélouya",
toute l'âme Te loue, hallélouya. Et nos Sages nous
enseignent qu'il faut lire et comprendre: "kol ha néchima
(respiration) téhallélya hallélouya, toute
la respiration te loue, hallélouya".
Nous comprenons maintenant que la soucca nous remet dans l'instant
de la Création, mais de plus elle nous redonne la respiration
holistique et complète, physique, matérielle et
corporelle. Double mouvement à désormais ne plus
perdre en chaque double mouvement de la respiration. C'est un
yoga juif de vie.
Si cette approche que vous donne le judaïsme vous a parlé
et touché,vous pouvez continuer à avancer en cette
ligne de notre sagesse juive par l'étude sur la respiration
où chaque moment de notre vie et la respiration de toute
la présence divine sont simultanées.
(lien: http://www.modia.org/hebreu/corps.html#respiration)
3. Le Juif et la Juive découvrent alors que leur position
dans le monde n'est cet espace seulement horizon où on
court en voiture avec comme seule échappée vers
le haut les instants devant les écrans de télévision
ou de cinéma. Les Juifs ne sont pas simplement des défenseurs
de la nature contre une civilisation qui la détruirait,
ils sont bien plus, ils sont participants simultanément
de la double dimension de l'univers, la terrienne et la céleste
définie par le premier verset de la Torah et le tout étant
relié à sa source le Créateur qui propose
plus qu'un spectacle matériel aux dimensions infinies mais
Il propose à l'humain d'être conscient que tout cela
est "relation".
Et, en conséquence, cette relation est "beauté
infinie".
C'est pour cela que sur Modia, il y a sans cesse ces contacts
et ces rappels par les photos et par l'art.
C'est pour cela que Moché Rabbénou (Moïse)
demanda à Betsalel, l'artiste, de mettre devant le peuple
le sens de la relation à D.ieu sous forme stylée
de beauté. Il est indispensable, donc selon cette logique
de Torah, dans la souccah et au sortir de la souccah de redécouvrir
une sensibilité esthétique juive de tout l'univers,
des humains et de toute chose. Lisez donc, pour ces motifs, cette
étude-ci sur l'art juif.

Au commencement de la Création
L'art juif commence, dès le début du texte de la
Torah, par le concept de "création" (briah),
par le concept de "commencement-de" (béréchite)
et de "développement en étapes", par une
action qui est un "travail" (âvodah), et qui est
caractérisée par un aboutissement à un niveau
de satisfaction nommé "tov, bon". Mais, surtout,
par une combinaison holistique des niveaux de matière,
d'esprit, de divin, de relations interpesonnelles, unis dans une
relation de bonheur (jardin d'Eden) mais aussi de risque de rupture
de la satisfaction.
Sans le "lien vivant à ces niveaux à
ces niveaux et entre ces niveaux", la construction d'art
n'aboutit qu'à un esthétisme mortifère de
parcellisation comme la Tour de Babel.

(La Tour de Babel, par Pieter Bruegel, 1563 avec ses faux pouvoirs
tout en bas à gauche).
Sans la relation d'amour au coeur de l'acte artistique
commun, toute l'oeuvre d'art s'auto-détruit ipso facto,
comme dans la destruction du Temple à cause de la haine
fraternelle: les rites empreints de la plus grande beauté
se vident alors de leur réalité et il ne reste rien,
même pas une enveloppe qui en donnerait le souvenir.
L'art juif met ainsi toujours au coeur de l'art
le "développement de l'humain en même temps
que le développement de l'objet", et avant lui.
C'est pour cela que l'oeuvre d'art par excellence est Avraham
dont les lettres de son nom sont celles mêmes de toute la
"création" (Avraham-béhibaram). Et, en
conséquence, la première et unique tâche pour
l'artiste (l'être humain
ou le juif qui n'est qu'un retour à ce modèle initial)
est "Lékh lékha, va vers toi-même"
et non pas "étudie" ou "fais".
Et, certainement pas: "fais comme les autres" comme
on le voit dans toutes les idéologies, ou dans toutes les
"Ecoles" d'art, les unes après les autres, qui
créent un nouveau modèle, s'y précipitent
et le vivent en troupeau puis repartent dans une autre direction
pour reprendre le même processus, aspiration à l'art
et chute à chaque fois dans l'imitation, dans le "comme",
processus le plus anti-créatif qui soit et donc le plus
anti-artistique qui soit.
C'est pour cela que le peuple juif (nommé
"hébreu" en ce temps-là, ce qui indique
étymologiquement la nécessité continuelle
de "passage") a du revenir en Egypte, en ce lieu qui
était le sommet de toute la beauté artistique du
monde d'alors. Et nous en avons encore les témoignages
par le trésor de Toutankhammon.

Mais, précisément, il manquait à ce monde
d'art le plus raffiné un élément essentiel
qui a constitué le monde et doit le continuer: la "Création"
continue.
Ce monde de beauté était vérrouillé
par les obligations de répéter, par les dominations
de quelques uns sur tous et par l'interdiction de "créer
".
La formation a du alors se renouveler par un passage par le Désert
pour la découverte des liens essentiels: "kâm
roim éte ha kolot, tout le peuple a vu les voix".
Ce n'était pas une nouvelle forme d'organisation politique
dénommée selon le plus beau mot à la mode
idéologique de chaque génération; mais ce
fut l'expérience collective et visuelle de la vie.
Hélas, cette expérience n'a pas été
suffisante pas car le peuple-troupeau (tsone) exigea à
nouveau l'esclavage et n'en est pas encore sorti. La fonction
des prophètes était de rappeler constamment ces
lignes de l'ordre bon du monde qui permettent d'en faire une création
continue.
Et le modèle de cela n'était pas enseigné
dans une Ecole mais par la vision de l'oeuvre d'art par excellence
qu'est le Cohen Gadol, le Grand prêtre, soi-même,
dans une beauté intérieure et extérieure
parfaite.
Bezalel
C'est alors que fut sollicité, on dirait aujourd'hui, comme
Conseil des Sages, ou comme Conseil constitutionnel, ou comme
Cour suprême de justice, un personnage particulier qui concerne
notre sujet: Bétsalel.
Après Adam et après Avraham, voici Bétsalel.
Car il fallait concrétiser en matière ce qui pouvait
représenter tout cela mais ne retombe pas au niveau de
l'objet mais garde, dans l'être présent en soi en
même temps que dans la matière, tout le processus
de vie et de beauté et de création. On fit donc
appel à "l'artiste", l'artiste par excellence:
Betsalel, et non pas à une autre catégorie sociale.
Qui était-il?
Le sens de son nom même l'indique: "à l'intérieur
de l'ombre divine". Il n'est pas d'humain sans art, et il
n'est pas d'art sans "intériorité" ni
sans lien à la Création et au processus créateur.
Bétsalel était dedans. Comme le dit aussi le nom
Esther (elle est étymologiquement "dans le secret").
Et pour cela, elle peut entrer quand elle le veut devant le Créateur
et Il lui dit: "Esther la reine, quelle est ta demande, même
si c'est la moitié du royaume, Je te la donne". L'artiste
a accès. Comme le dit le premier verset du psaume 91.
Donc, en raison de tout cela, Bétsalel et
son adjoint Oholiab va revêtir le Grand prêtre, le
Cohen gadol, faire ses vêtements qui ne seront pas une trahison
comme on le voit souvent dans les défilés de mode
où les "mannequins" ne sont plus vivants mais
des automates deshumanisés, et par les hommes le plus souvent
qui se dénomment eux-mêmes des "créateurs".
En hébreu, le vêtement se nomme béguéd
comme la trahison (bogued). Il faut que l'ouvre d'art ne soit
pas trahison mais vie et création. Le chapitre 31 du Livre
de l'Exode décrit cela. ainsi que le chapitre 40 d'Ezechiel.
Les enseignants qui sélectionnent les candidats aux Ecoles
d'art apprendraient beaucoup de Exode 31,6: il faut des êtres
qui n'ont pas seulement la connaissance, la sagesse, l'expertise
dans le faire, mais qui soient aussi "hakhmei lev",
des "sages du coeur". Car le coeur est la fonction centrale,
holistique, et n'est pas idées mais la vie énergétique
et fluide.
Il n'est pas surprenant que l'Ecole nationale d'art en Israël,
fondée en 1906 par Boris Schatz, ait choisi ce nom de Bétsalel.
Roee Suffrin, dont l'oeuvre est souvent placée sur le site
Modia pour ces motifs (lien
ici), est "passé par" cette formation. Les
lettres hébraïques peintes par Esther Guénassia
y sont placées également pour les mêmes motifs
de rencontre vitale et belle avec l'essentiel beau
(lien ici).
Halakha (loi juive) concernant
l'art
Soyons clair: la loi juive se dénomme "halakha",
ce qui indique que ce n'est pas un réglement qui a pour
but d'enfermer le citoyen pour le dominer, comme un code à
la disposition des gouvernants, mais la "halakha" est
une "marche", étymologiquement; cela est conforme
à tout ce que nous avons dit ci-dessus. C'est dans cet
axe qu'il faut placer ce que veut la loi juive concernant l'art.
Et non pas placer au premier niveau l'interdit de représentation,
l'interdit. Cet interdit n'est qu'une conséquence de ce
qui sauvegarde le processus de vie. En effet, si le regard prend
le tableau pour le réel et la vie, il est interdit. Mais
si l'artiste Bétsalel est capable de bâtir une représentation
qui soit véhicule de vie et rende visible ce processus
et crée le contact, alors on recourt à lui, et on
a besoin de lui, et son rôle est essentiel.
Bien plus, c'est l'art qui fournira le repère constamment
visible du monde beau, créatif, dans son intériorité,
dans son extériorité et dans ses relations.
Le visage se dit en hébreu "panim" ("faces",
au pluriel) car il a une face interne et une face externe, et
elles doivent toujours être présentes chez la personne
et chez celui qui lui fait "face". C'est le lieu le
plus précis de l'enjeu de la réussite ou de l'échec.
C'est pour cela qu'il y a eu un interdit de la représentation
de l'être par excellence. Mais aujourd'hui, tous les Grands
Rabbins acceptent d'être "pris" en photo. Car
cela est possible quand on n'en fait pas une idole qui substituerait
à la vie un objet. Les psaumes et le prophètes se
moquent des idoles qui ne parlent pas, ne sentent pas.
Par contre, quand tout est bien situé, au contraire l'art
est présent et nécessaire. Ce qui le démontre
le plus est le fait des deux chérubins (kérouvim)
déjà nommés dans la Genèse 3,24 et
dans le Tabernacle en Exode 25; 18-20 et 37,7-9. Et il est dit
que le lieu d'où D.ieu parle est "entre les deux chérubins",
fabriqués parl'artiste. Consulter aussi les passages suivants:
I Samuel 4,4. II Samuel 6,2. II Rois 19, 15.Isaïe 37,16.
Psaume 80,2 et 99,1.
Les Sages qui précisent les règles qui régissent
la représentation en fonction d'une époque et d'une
communauté, les "posseqéi dine", se réfèrent
d'abord et avant tout à ces principes. L'application ensuite
est relative. De la même manière, ces principes s'appliquent
à la représentation éventuelle du visage
ou du corps. Et, de même, au respect qui se manifeste envers
les noms des personnes.
Pour qu'il n'y ait pas d'hésitation envers
la représentation de beauté chez les hyper-scrupuleux,
le Traité Chabbate du Talmud de Babylone, page 133b déclare:
"Baraïtha: Exode 15,2 dit dans le Cantique de Moché
et du peuple: Zé Eli né anvéhou, Voilà
mon Dieu et je l'embellirai".
Donc, pare-toi devant lui des bons actes accomplis, fais en Son
honneur une belle cabane pour la fête de Souccote, choisis
alors une belle branche de palmier, un beau chofar, des belles
franges pour tes tsisiotes aux coins de tes vêtements, un
beau livre et écris la Torah en Son nom avec une belle
encre, une bonne plume, un scribe doué, puis enveloppe-le
d'un tissu de soie précieuse. Abba Chaoul a dit: cela signifie
aussi qu'on doit s'efforcer de Lui ressembler: spécialement
en étant compatissant et plein de miséricorde, comme
Il l'est Lui-même".
Donc, le judaïsme accorde une place éminente
à l'oeuvre d'art, à l'être humain comme oeuvre
d'art, à l'intériorité et à l'extériorité
comme oeuvre d'art. Et il ne s'agit nullement d'objets classés
selon les modes ou leur valeur sur le marché. Alors, il
n'y a pas d'interdit; au contraire, c'est l'obligation même.
La conception du religieux sale, négligé et laid,
n'est certainement pas juive, même si ce spectacle existe
aussi.
Pour qu'il n'y ait aucun glissement négatif
comme le font ceux qui recourent aux idoles, dans ce contexte
global, la Torah précise alors en Exode 20, 4: "tu
ne feras pas d'idoles, ni une quelconque image de ce qui est en
haut dans le ciel, ou en bas sur la terre, ou dans les eaux au-dessous
de la terre". Il s'agit là d'un interdit de représentation
de D.ieu. ou d'objet comme soi-disant représentant D.ieu;
cela est spécifié avec précision en ce sens
dans le résumé de toute la Torah en Dévarim
(Deutéronome) 5,8-9. Et le même livre en 4, 16-18
ajoute encore l'interdit de la représentation d'êtres
humains mâles et femelles mais explicitement référés
à leur usage en tant qu'idoles.
En fonction de cela et des nécessités de telle ou
telle communauté dans l'histoire, les prescriptions de
prudence furent variables (de même dans l'Islam ensuite).
Et, dans les temps dits modernes, ces distinctions étant
bien claires et l'usage d'idoles étant appparemment moins
répandu, les rabbins ont accepté jusque pour eux-mêmes
la
représentation du visage, car il n'y avait là aucun
usage idolâtre. L'autorisation explicite fut donnée
par le Rav Solomon Hirschell (1762-1842) de Londres où
il dirigeait la communauté des Juifs d'Allemagne et de
Pologne, et il fut peint, gravé en médaille et même
réalisé en petite sculpture pour les besoins de
sa communauté par Drummond.
On est ainsi arrivé à la situation actuelle où
même les courants les plus pointilleux dans le judaïsme
réalisent des images, photos et films de leurs rabbins
et de chacun. L'interdiction d'usage idolâtre restant alors
évidente (et il peut toujours y avoir des dérapages
inconscients où la parole du rabbin et son image seraient
confondues avec le Créateur lui-même, mais le problème
n'est plus alors lié à la seule image mais à
toute la relation. Inversement, subsiste l'interdit de faire de
l'image d'autre un objet vil et méprisé que l'on
ne considère plus à l'image du Créateur;
et cela concerne aussi bien le manque de pudeur, le mépris
de l'usage du corps de la femme tant répandu dans la vie
sociale actuelle où on l'utilise comme un excitant vil
et dégradé ne servant qu'à fournir de l'argent
dans la consommation par la publicité.
En résumé, un art juif, ou un art
réalisé par des Juifs, garde ces valeurs profondes
de la tradition multiséculaire juive qui est vie, création,
intériorité, relation, respect des humains. Que
le sujet représenté par l'artiste soit religieux
ou profane ne produit aucune différence par rapport à
ces dimensions bien claires.
Noms de personnages bibliques
dans des peintures célèbres
Ces oeuvres sont innombrables et il suffira de citer
les thèmes pour que les noms d'auteurs reviennent à
la mémoire:
Adam et Eve, l'expulsion du paradis, Caïn et Abel, la Tour
de Babel, le Déluge, Avraham et Sarah, le dit Sacrifice
d'Isaac, Joseph et ses frères, tous les épisodes
de la vie en Egypte, du désert, du Sinaï, de Goliath,
de David et de Salomon, la vie dans le Temple, la destruction
du Temple.
Ensuite également, les images de la vie communautaire (synagogue,
étude) et de toutes les étapes de la vie juive depuis
la naissance, la bar mitsvah, le mariage, la table du Chabbat,
le décès. Et les rabbins et personnages publics
des communautés, et les particularités artistiques
de chaque communautsé. Et les grandes heures de l'histoire:
les exils, les pogroms, la Choa, les phases du retour en Israël
et de la découverte de ses paysages.
Et des grands noms se détachent au dessus de tous les autres
comme Picart, Gotlieb, Chagall, Modigliani.
Et on ne peut pas non plus oublier les grands peintres non-Juifs
comme Rembrandt ou Delacroix et autres qui ont laissé des
images incomparables.
Et subsistent aussi dans notre regard intérieur, les images
vivantes des centaines de synagogues qui subsistent encore maintenant
sur la terre d'Israël depuis les siècles qui ont suivi
la destruction du Temple et qui annulent le mensonge chrétien
que tout aurait été détruit en l'an 70 pour
soi-disant confirmer la naissance prévue du christianisme:
on voit encore les images des pierres d'Achkélon, des mosaïques
de Bet Alfa ou de Hamam Lif, le linteau de la maison d'études
de Dabbura, Cafarnaum, la ménorah de Césarée
ou de Hammath ou de Ein Guédi, les fresques de Pekiin,
les mosaïques de Maon ou de Jéricho ou de Naarah ou
de Gaza, ou de Beth Chéan ou de Gerasa, les synagogues
de Gush Halav.
Et, dans la dispersion de l'exil, les fameuses et merveilleuses
synagogues de Tolède, de Cordoue, de Prague, d'Amsterdam,
de Venise, de Florence, d'Ostie; et les tombeaux de Esther et
de Mordekhaï et du Prophète Daniel en Iran.