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Réussite
tout au long de l'année où du jour
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dans l'art de Roee Yossef Suffrin
Par le Pr Rav Yehoshua Ra'hamim Dufour modia.org
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Nous allons réviser en quelques images le bon parcours
de préparation et d'amélioration
que nous avons réalisé depuis les fêtes
de début d'année, depuis la téchouva, jusqu'au
repentir et pardon demandé et accordé, et les
résolutions, surtout celles de la fraternité.
Nous sommes un seul peuple où chacun est indispensable
et autant valable que les autres:
il n'y a pas de super-Juif, ni de super-religieux et les intouchables
(toujours l'autre). Comme pour chacune des lettres dans le rouleau
de la Torah: chacune est aussi sainte que les autres, aucune
n'est privilégiée et si une est oubliée
toute la Torah de ce rouleau est non-valable (passoul).
Donc intégrons la plénitude de tout le peuple;
il y a énormément à améliorer en
ce sens.
Et n'oublions jamais non plus ceci: même si "quelques"
autres peuples et "quelques" religions furent et sont
parfois et souvent d'une cruauté sans limite et d'une
perversion spirituelle sans limite envers Israël, n'oublions
jamais deux dimensions:
- le peuple d'Israël a un rôle de lumière
de la Torah pour toutes les nations et d'être pour elles
un canal permanent de la bénédiction de toute
la briah, la création.
- de même que la Torah doit être vécue entre
nous dans le peuple, nous devons nous comporter selon le meilleur
de la Torah envers tous les autres peuples. Eux-mêmes
nous le rappellent sans cesse de multiples façons: en
aimant venir en Israël à la fête de Souccote
(même si leur but est ambigü), en exigeant de nous
une moralité qu'ils n'ont pas envers les autres peuples
ni envers nous. Ils reconnaissent un rôle exemplaire au
judaïsme.
Et arrêtons, dans une relation perverse aux autres nations,
de nous allier à nos ennemis contre nous-mêmes.
Il y a Un seul Créateur permanent pour tous.
J'ai illustré ces quelques pensées positives,
essentielles pour orienter l'année qui commence, par
les tableaux puissants de Roee Yossef Suffrin (prononcer Roï
Yossef Soufrine), de Jérusalem .
Voir les oeuvres de Roee Yossef Suffrin à Jérusalem:
Vous pouvez rencontrer directement l'auteur dans son studio
et y échanger avec lui sur ses oeuvres et au milieu de
son oeuvre et de sa création actuelle.
Sur rendez-vous: tel. portable 972-2-0524483461 ou fax 972-2-6738785,
ou je peux vous recevoir avec lui dans une galerie personnelle
(non commerciale!):
dufour@modia.org. Tel 02-5634137
ou 972 2 5634137
Toutes ses oeuvres n'y sont pas car elles sont dans des collections
particulières et en différents pays du monde.
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Gardons en permanence la sincérité et la profondeur
des jours de téchouva (retour)
où nous avons vraiment retrouvé la lumière essentielle,
seule existence.
(Roee Yossef Suffrin. Jerusalem. 80x60. Présence)
Maintenant, gardons ensemble l'équilibre parfait
depuis les pieds sur le sol
et tout le corps, le coeur, la tête et nos antennes célestes
baignant en direct dans la spiritualité de l'amour divin.
Et un chant s'élève en nous qui capte et maintient
toute la force de la Création.
(Roee Yossef Suffrin. Jerusalem. 80x60. Chofar)
Avançons maintenant dans l'action et soyons
mus par une puissance créatrice retrouvée,
celle de la Torah, et son chant:
(Roee Yossef Suffrin. Jerusalem. 95x64. Sefer Torah)
Désormais, toute la Création
et toute l'action personnelle, professionnelle, collective ou politique
sera perçue dans sa véritable dimension de la Présence
créatrice.
Si harmonieuse, pacifique,
où notre regard sera aussi assuré
de beauté et de bonté que celui des peintres.
Bonheur parfait.
MAIS
il restera chaque jour à renouveler un combat individuel total
pour tout homme et pour tout Juif:
face à la diversité des Sages, des intelligents, des
riches, des puissants,
face à notre propre sagesse, intelligence, richesse, puissance,
il faudra chaque jour que l'enfant en nous puisse resurgir
et ne rien craindre de l'immensité, ne pas craindre de nous
même,
afin de "réaliser notre lumière".
Bien plus, elle est indispensable au monde,
vitalement indispensable pour le monde.
Je le redis encore: nous savons tous que, si une seule lettre de tout
le rouleau de la Torah est quelque peu abimée,
alors tout le rouleau lui-même est nul, passoul.
Ainsi, chaque jour en chacun, la renaissance de l'enfant est essentielle.
Les Juifs disent sans cesse cette phrase: "naar hayiti GAM zaqanti...
j'étais enfant également j'ai pris de la sagesse".
Ce ne sont pas deux âges différents mais cela veut dire
que je suis à la fois, en cet instant même, et l'enfant
naissant et le sage mûr.
Un défi à maintenir vivant, constant, celui de la créativité
continue.
A mes yeux, ce tableau de Roee Suffrin, comme toute son oeuvre sur
des sujets divers traduit bien ce défi continu de la lumière
et de son environnement, et sa victoire "constante".
Bonne réussite à nous tous.
(Peinture de Roee Yossef Suffrin. Jerusalem. 70x50.
L'enfant et les Sages)

Dans les langues latines, l'enfant a la signification
de "in-fans", celui qui ne parle pas et n'a pas le droit
à la parole. En hébreu, l'enfant se dit yéléd,
le walad, celui qui est constamment le "naissant".
Que l'enfant en nous soit sans cesse présent cette année
et renaissant sans cesse.
Et le monde renaîtra pour le bien de tous et de tous les peuples,
où tous les humains sont tous à l'image du Créateur.
Et encore dans quelques autres oeuvres de Roee Yossef
Suffrin
(Transmission)

L'expérience de la transmission est bien rendue
avec son émotion et nous rappelle notre vécu alors:
la lumière claire et pure du jeune, modeste, ému, ne
sachant pas et toute écoute, respectueux et incliné.
Et l'ancêtre, ressenti ainsi portant toutes les générations
jusqu'à Moché Rabbénou, Moïse notre Maître.
Il est droit, conscient de la direction céleste et simplement
porte-parole. Et entre eux, la lumière, ce qui est l'essentiel;
c'est elle qui est la source et non pas l'un ou l'autre; et elle éclaire
chacun selon sa nature. Et l'importance de l'écrit, du livre,
saisi avec respect. Les regards si centrés sur la présence...
(Etude de la Torah)

La force de cette peinture me semble être qu'elle
a bien saisi chacun dans ses défis profonds. Tous cherchent,
sont inclinés, chacun dans sa ligne: chacun est respecté
et devra s'approprier l'énigme et la relier à soi. La
seule transmission externe ne suffit pas. A ce stade, pas d'enthousiasme
facile, pas de gourou sachant tout à la place des autres: celui
qui a des dizaines d'années d'études et le jeune se
trouvent dans la même situation chaque fois devant le texte,
devant l'interrogation rencontrée. Et le plus lumineux n'est
pas forcément le plus habillé de vêtements catalogués
en degré de sagesse. La réalité matérielle
les réunit tous dans le même lieu et il est solide comme
la Création. On était ensemble au Sinaï, essayons
de nous en souvenir. Et chacun, comme chacune des lettres de la Torah
est nécessaire dans sa particularité pour porter l'ensemble
du texte. Si une lettre manque, tout le rouleau est passoul, disqualifié.
Alors, étudions ensemble. Regardons encore longtemps cette
peinture, nous apprendrons.
(Lecture de la Torah)

A nouveau les défis à nous posés
sans possibilité de fuir ou de nous raconter des histoires
toutes faites. Chacun arrive plein de sa sagesse, de sa force, de
ses connaissances indéniables et, soudain, placés à
nouveau devant le rouleau ouvert de la Torah, chacun ressent sa position:
toute la lumière que nous savons y être n'est plus perceptible,
de par l'écart entre son immensité et notre faible limite.
Moment de silence, et bien nécessaire pour que nos bouches
ne disent pas des ritournelles. Et tous sont ainsi remis à
leur place de même.
Seul le jeune enfant ose se confronter en direct et exiger de savoir.
Il n'est pas dans la hiérarchie du plus lumineux mais son défi
est le plus vrai. Et il est l'avenir, donc le présent.
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